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K-O le dossier qui dérange
Collection : 
Parution : 
06/10/2010
224 pages
Format :
135 x 215 mm
EAN : 
9782234064287
Prix: 
18.80 €

K-O le dossier qui dérange

Préface de Christophe Dominici
Rugby, boxe, bien sûr, mais aussi Formule 1, sports de glisse, cyclisme, équitation… tous les sports sont concernés par les commotions cérébrales. Cadences infernales, athlètes surdimensionnés, impacts physiques démesurés, la situation ne peut plus durer. La boîte crânienne, elle, reste inextensible et le meilleur casque ne pourra jamais empêcher une commotion. Or une commotion aujourd’hui, outre le risque redoutable du « syndrome du second impact », ce peut être, dans dix, vingt ou trente ans, des pertes de mémoire, une dépression chronique, des anomalies de comportement et, dans le pire des cas, la fameuse « démence pugilistique » que l’on croyait, il y a peu encore, réservée aux boxeurs, un état qui serait un mélange de Parkinson et d’Alzheimer et que l’on retrouve également chez les rescapés des champs de bataille. 
Avant qu’il ne soit trop tard, le Dr Chermann tire la sonnette d’alarme. Si la lecture de ce document, qui s’ouvre sur la prise en charge par l’auteur du rugbyman Christophe Dominici en mars 2005 à la veille du choc France-Angleterre au Parcdes- Princes, est plaisante et distrayante, évoquant pêle-mêle le couperet de la guillotine, la chute de cheval de Montaigne, l’accident de Maurice Ravel ou les rêveries de Jean-Jacques Rousseau, le propos n’en reste pas moins grave. De plus en plus, étant donné l’énormité des enjeux financiers et de carrière, les médecins de clubs subissent la pression des entraîneurs, des présidents de ligue et même des sportifs qui refusent le repos préconisé. Pourtant, c’est démontré, un athlète commotionné, même s’il n’a pas perdu connaissance, ne sera pas performant s’il reprend trop tôt la compétition. C’est, au contraire, en ne respectant pas le délai de reprise qu’il met en danger non seulement sa santé, mais aussi sa carrière et les résultats de son club. Il est grand temps d’appliquer un certain nombre de règles dans les sports dits « de contact » en général et dans le rugby en particulier, des règles, pour certaines déjà connues mais peu respectées et pour d’autres tout à fait nouvelles, que nous propose Jean-François Chermann pour clore cet ouvrage.

Rugby and boxing, of course, but also Formula 1, mountain sports, cycling, riding… All sports are implicated in the question of head trauma. Incredible speed, giant-sized athletes, massive physical impact… the situation cannot go on. The skull cannot be extended and the best crash-hat can do nothing to prevent concussion. And being concussed now can have implications for ten, twenty or thirty years later: memory loss, chronic depression, anomalous behavior and, in the worst cases, a debilitating “madness” that was believed until recently to be the premise of boxing alone.
Before it is too late, Doctor Chermann is sounding the alarm. His book opens with the author’s treatment of the rugby player Christophe Dominici in March 2005 on the eve of the England-France clash at the Parc-des-Princes, and reading it may be easy and diverting but the subject itself is nonetheless serious. Given the huge financial and career implications, club doctors are increasingly under pressure from trainers, league managers and even sportsmen themselves who refuse to take the recommended convalescence time. And yet it has been proved that a concussed athlete will not continue to perform at his peak if he returns to competition too soon. In fact, it is by failing to respect the appropriate delay that he endangers not only his health but also his career and his club’s results. It is high time that a number of rules were applied in so-called contact sports in general and rugby in particular; rules that Jean-François Chermann puts forward at the end of his book.

Jean-François Chermann is a neurologist who specializes in concussion in sportsmen and women. He runs the “concussion in sport” consultation at the Léopold-Bellan hospital in Paris. An amateur rugby player for more than thirty years, he has contributed to devising a programme for treating concussion that can be applied to any sport, under the aegis of the Société de Médecine du sport. From 2011 he will oversee the teaching of neurology to sports doctors undertaking a university diploma.