Opium
Opium
Ecrivain
Parution : 
10/02/1999
Collection : 
Hors collection littérature française
OPIUM


Rights sold to Czech Republic (Rubato), Russia (AST), Spain (Planeta), UK (Peter Owen)
 

In 1928, five years after Raymond Radiguet’s death, while the opium addict Jean Cocteau was on a detoxification treatment at a clinic, he still drew and wrote. To him, it was all the same thing, the same creative act: “Writing, for me, is drawing, connecting up the lines in such a way that they make writing, or un-connecting them so that writing becomes drawing.”

And so, with each passing day, each moment, a book is born before our eyes, a book comprising notes, word games, a poet’s opinions. As well as commentaries about literature and writers (Proust, Raymond Roussel) there are views on film (Keaton, Chaplin, Eisenstein, Buñuel), poetry, art and the creative process itself.

The searing theme of opium returns again and again on every page. “Everything that we do in life, even loving others, we do on an express train hurtling towards death. Smoking opium means jumping off the moving train; it means worrying about something other than life and death.” With this work, Jean Cocteau joins in the great tradition of visionary poets, de Quincey, Baudelaire and especially Rimbaud.

 
Jean Cocteau (1889 – 1963) was a prolific and bafflingly versatile artist. As a graphic artist, designer, playwright, filmmaker and writer, and a close friend of many major European creators (from Picasso to Coco Chanel via Marcel Proust), he numbers among those who influenced an era. From amongst his tumultuous personal relationships and his critically acclaimed artistic collaborations, one particularly notable example was the work that brought him together with Raymond Radiguet to write Le Diable au corps.

On the occasion of the fiftieth anniversary of his death, éditions Stock will be republishing several of the artist’s books.

 

En 1928, cinq ans après la mort de Raymond Radriguet, lors d'une cure de désintoxication dans une clinique, Jean Cocteau, opiomane, écrit et dessine. Pour lui, il s'agit de la même activité, du même acte de créateur : "Ecrire, pour moi, c'est dessiner, nouer les lignes de telle sorte qu'elles se fassent écriture, ou des dénouer de telle sort que l'écriture devienne dessin."
Ainsi, tout au long des jours, des instants, un livre naît sous nos yeux, fait de notations, de jeux avec les mots, de jugements de poète. Aux commentaires sur la littérature et les écrivains (Proust, Raymond Roussel) viennent s'ajouter des remarques sur le cinéma (Buster Keatin, Chaplin, Eisenstein, Buñuel), sur la poésie, sur la création, sur l'art.
En thème lancinant, qui revient au détour de chaque page, c'est celui de l'opium. "Tout ce qu'on fait dans la vie, même l'amour, on le fait dans le train express qui roule vers la mort. Fumer l'opium, c'est quitter le train en marche ; c'est s'occuper d'autre chose que de la vie, de la mort." Ainsi Jean Cocteau retrouve-t-il la grande tradition des poètes visionnaires, de Quincey, Baudelaire, et surtout Rimbaud.
272 pages
Format :
120 x 185 mm
EAN : 
9782234051379
Prix : 
11.20 €

L'auteur

Jean Cocteau

En 1923 paraît aux éditions Stock le premier livre de dessins de Jean Cocteau. Le poète a alors 34 ans. On y retrouve plus d’une centaine d’illustrations : des portraits de Raymond Radiguet, Pablo Picasso, la comtesse de Noailles, des scènes de la vie quotidienne, des souvenirs des...
Dessins
Le grand écart
Le Potomak
Le coq et l'arlequin
Orphée
La voix humaine
Les monstres n'existent pas
Crapoussin et Niguedouille, la belle histoire des mots endormis
Dictionnaire intime des femmes
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Un chinois à Paris
En toutes confidences
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