« Je ne pardonne pas. Ce n’est pas une incapacité, mais une volonté. »
Certaines injustices sont irréparables, leur violence impardonnable. Elles suscitent la colère, jusqu’au désir de se venger.
Mais personne n’ose l’avouer, car la vengeance n’a pas droit de cité : la sagesse la rejette, l’État la punit, la morale la condamne.
Il se pourrait pourtant qu’un tel désir soit l’unique moyen de retrouver l’honneur d’être soi quand on a été humilié. Cette aspiration n’at- elle pas le pouvoir de dénoncer l’impunité, de retourner la honte contre l’offenseur ?
Ni haine, ni pardon, ni loi du talion, vouloir se venger d’une injustice est un acte de libération.
Dans cet essai aussi radical que rigoureux, Laurence Devillairs explore le désir de vengeance, à l’appui de témoignages, d’oeuvres classiques et contemporaines, d’affaires et de procès récents. Elle s’attaque ainsi aux discours dominants qui valorisent le pardon et la réparation au détriment de la juste colère et de la lutte contre les abus de pouvoir.
Mettre enfin les victimes au centre de nos préoccupations demande peut-être de ne pas taire leur refus de pardonner.
Certaines injustices sont irréparables, leur violence impardonnable. Elles suscitent la colère, jusqu’au désir de se venger.
Mais personne n’ose l’avouer, car la vengeance n’a pas droit de cité : la sagesse la rejette, l’État la punit, la morale la condamne.
Il se pourrait pourtant qu’un tel désir soit l’unique moyen de retrouver l’honneur d’être soi quand on a été humilié. Cette aspiration n’at- elle pas le pouvoir de dénoncer l’impunité, de retourner la honte contre l’offenseur ?
Ni haine, ni pardon, ni loi du talion, vouloir se venger d’une injustice est un acte de libération.
Dans cet essai aussi radical que rigoureux, Laurence Devillairs explore le désir de vengeance, à l’appui de témoignages, d’oeuvres classiques et contemporaines, d’affaires et de procès récents. Elle s’attaque ainsi aux discours dominants qui valorisent le pardon et la réparation au détriment de la juste colère et de la lutte contre les abus de pouvoir.
Mettre enfin les victimes au centre de nos préoccupations demande peut-être de ne pas taire leur refus de pardonner.

