Don Quichotte, pour combattre la mélancolie

Don Quichotte, pour combattre la mélancolie
Don Quichotte, pour combattre la mélancolie
Parution : 
15/10/2008
Collection : 
Essais - Documents
Since its publication, the best seller after the Bible, Don Quixote owes its international success to its power to heal melancholia, as its author had imagined it would when he wrote it at over fifty years old. Not unlike hospital patients considered mad, as the author had been in his own life, Cervantes has given Don Quixote, whom he calls his mad son, the responsibility to re-enact the traumas that Cervantes encountered in his own life.
This important text reverberates with Françoise Davoine's cases from her own practice, and with events from her personal history. She describes how the wandering knight's crises are a way of reliving the war and enslavement that Cervantes went through during 5 years in Alger's penal colony, just as psychotic episodes are ways of expressing what can't be said about major traumas, due to the imposed silence of family and society. At the same time, these episodes point to a way out; here the therapist is Sancho Panza, who knows what it is all about having gone through it himself. Thus the book follows closely the different episodes of Don Quixote, exploring gradually the story’s various battles. Thanks to his ‘virtual’ analysis, he is going to heal the traumas of everyone whom he meets on his way.

Associate Professor in Classics and Lecturer at EHESS in Paris, Françoise Davoine is a writer and a psychoanalyst. Notably, she has published La Folie Wittgenstein (EPEL, 1991), Mère Folle (Arcanes, Eres, 1998) and Histoire et Trauma (Stock, 2006).
Best-seller après la Bible, Don Quichotte doit son succès international dès sa parution à son pouvoir de guérir la mélancolie, comme l’a conçu son auteur, à plus de cinquante ans. Comme des patients qui passent pour fous, comme l’auteur dans sa propre vie, Cervantès a chargé Don Quichotte, qu’il appelle son fils fou, de mettre en scène les traumatismes traversés de son vivant. 
Françoise Davoine fait résonner ce grand texte avec des cas de sa pratique ou des événements de son histoire personnelle. Elle décrit comment les épisodes de crises successives du chevalier errant sont une façon de faire revivre les guerres et l’esclavage de Cervantès lui-même pendant cinq ans au bagne d’Alger, tout comme les crises psychotiques sont des façons de montrer ce qui ne peut se dire dans les silences orchestrés des familles et de la société, autour de traumatismes majeurs. Et en même temps, ces crises de folie indiquent le moyen d’en sortir. Ici le thérapeute est Sancho Pança, qui sait de quoi il retourne pour en avoir eu l’expérience. 
Le livre suit donc pas à pas les différents épisodes du Don Quichotte qui ouvrent le champ progressif des batailles, depuis les voiles des moulins et des bateaux sur lesquels Cervantes combattit contre les Turcs à la bataille de Lépante jusqu’à l’épisode des troupeaux de moutons où il voit se dérouler une guerre internationale exactement sur les mêmes fronts qu’aujourd’hui au Moyen-Orient. Puis, quand il a épuisé l’investigation de toutes ces histoires réelles, Don Quichotte prend le maquis dans la montagne. Grâce à son travail littéralement analytique, il va guérir les traumatismes des uns et des autres rencontrés en chemin. Ainsi Don Quichotte, parti seul dans ses lubies au début du livre, finit par réunir à la taverne plus de trente personnes qui, grâce à son travail d’analyste, ont pu renouer des liens.
460 pages
Format :
120 x 200 mm
EAN : 
9782234061682
Prix : 
23.35 €

L'auteur

Françoise Davoine

Davoine
Françoise Davoine et Jean-Max Gaudillière, docteurs en sociologie et psychanalystes, ont travaillé plus de trente ans à l’hôpital psychiatrique public. Aux États-Unis et en Amérique latine, ils ont tissé des liens avec des institutions qui s’appuient sur la psychanalyse dans l’...