Le dernier poilu. Lazare Ponticelli

Le dernier poilu. Lazare Ponticelli
Le dernier poilu. Lazare Ponticelli
Parution : 
22/10/2008
Collection : 
Essais - Documents

From now on the name Ponticelli will remain known in History as the name of the last witness of the First World War's atrocities. What is less known about him, because he was very discrete about it, is that he figures in the annals of the economic world and of French industry. Indeed, the extraordinary life of Lazare Ponticelli cannot be reduced to his feats of arms, his 6 years mobilisation and his Italian "Military Cross".
When Lazare, alone, runs away from the poverty of his native Italy at 9 years old to join up with his mother and 2 brothers in Paris, he does not know how to read or write, or speak French. After the ordeal of WWI, the three brothers worked hard as chimney sweepers. Albeit illiterate, their hands were bursting with cleverness and their muscles with courage. They created a company which built and maintained factory chimneys. After WWII, the Ponticelli company diversified its activities, employing thousands of people, opening several agencies abroad and outside Paris.
In spite of his social advancement, the man never left his little suburban house in Kremlin-Bicêtre, where he had settled in 1922. Over 100 years old, he was living there on his own, doing his shopping at the market every day. In 1996, he received the Legion of Honour. His last challenge was to be "the last of the last". He succeeded: he died on March 12, 2008, at the age of 110.

Véronique Fourcade has been a journalist with Sud-Ouest since 1991. During her seventeen years as a reporter, she has always attempted to highlight the extraordinary fates of often unknown people as is the case of Lazare Ponticelli with whom she had been fascinated for years.

Le nom de Ponticelli restera désormais dans l’Histoire comme celui du dernier témoin des atrocités de la Première Guerre mondiale. On sait moins qu’il figure, plus discrètement il est vrai, dans les annales du monde économique et industriel français. Car la vie extraordinaire de Lazare Ponticelli ne se résume pas à ses faits d’armes, ses six ans de mobilisation, sa « croix de guerre » italienne
.Lazare ne sait ni lire ni écrire et ne parle pas français lorsque, à l’âge de 9 ans, il fuit la misère de son Italie natale pour rejoindre, seul, sa mère et ses deux frères à Paris. Après l’épreuve de 14-18, les trois frères travaillent dur comme ramoneurs. Analphabètes, leurs mains débordent d’intelligence et leurs muscles de courage. Ils créent une entreprise de montage et d’entretien de cheminées d’usine. Après la seconde guerre mondiale durant laquelle les frères apportent leur contribution à la Résistance, la société Ponticelli diversifie ses activités, emploie des milliers de personnes, ouvre plusieurs agences à l’étranger et en province dont une en 1955 à Bassens, en Gironde, où le groupe emploie aujourd’hui 250 personnes. 
Malgré son ascension sociale, l’homme n’a jamais quitté son petit pavillon du Kremlin-Bicêtre, où il s’était installé en 1922. Plus que centenaire, il y vivait seul, faisant tous les jours son marché et lisant les chroniques économiques des journaux pour boursicoter, lui qui avait veillé à ce que sa société ne soit jamais cotée en Bourse ! 
En 1996, il obtient la Légion d’honneur. Son dernier défi était d’être « le der des ders », il l’a réussi : il meurt le 12 mars 2008 à l’âge de 110 ans, trois semaines après l’avant-dernier, Louis de Cazenave. .
240 pages
Format :
135 x 215 mm
EAN : 
9782234061842
Prix : 
22.50 €

L'auteur

Véronique Fourcade

Fourcade

Véronique Fourcade est journaliste à Sud-Ouest depuis 1991. En dix-sept ans de reportages, elle a toujours cherché à mettre en valeur les destins extraordinaires de personnages souvent restés dans l’anonymat. C’est le cas de Lazare Ponticelli qui l’a fascinée depuis des...