Le Vanetsi - Une enfance arménienne

Le Vanetsi - Une enfance arménienne
Le Vanetsi - Une enfance arménienne
Parution : 
11/06/2008
Collection : 
Hors collection littérature française

Rights available.

Le Vanetsi is the new edition, in one volume, of Victor Gardon’s famous trilogy published between 1959 and 1970.
Gardon’s ambitious saga follows the destiny of Vahram Gavakian, a young Armenian boy who lives in Van with his grand-mother at the beginning of the 20th century. The novel initially takes the form of a colourful tale of country-side existence, celebrating daily life in the village where Vahram is growing up.
However, under the Turkish domination Armenia was to suffer a series of terrible upheavals and repressions. The ‘Young Turks’ deposed the sultan and seized power, bringing hope to Armenia, but the start of WWI destroyed all expectations: as massacres begun it was time to leave the ancestral home and Vahram’s family started on its exodus. From Igdir to Tiflis, they roamed through a ruined country. At the beginning of the Russian revolution, the family was confronted with the advance of the Turks. They decided to leave Georgia for good and took to the road again…
Vahram’s was no ordinary childhood, and we see the world through his eyes, as he describes all he sees, even the most atrocious scenes, with an almost clinical detachment. The great sensuality and the poetry that pervade each page turn this tale into a deeply affecting testimony.

Victor Gardon, a.k.a Vahram Gakavian was born in Van, Armenia, in 1903, and died in 1973 in Paris. In 1915, his family flew the Turkish massacres, and in 1923, he left Turkey for France. A prisoner during WWII, he escaped and joined the resistance under the pseudonym of Victor Gardon. After the liberation, he became part of the Armenian and French intellectual circles. He passed away just after having completed the fourth volume of his saga, La résistance, which has not been found yet.

La trilogie de Victor Gardon : Le vert soleil de la vie, Le chevalier à l’émeraude et L’apocalypse écarlate qui a été publiée entre 1959 et 1970 est rééditée en un seul volume. Cette nouvelle édition, préfacée par Jean-Marie Carzou, et avec un avant-propos de la petite-fille de Gardon, réintègre des passages censurés à l’époque. Ces romans étaient en effet les premiers à évoquer, par le biais de l’histoire d’une famille arménienne de l’Empire ottoman, le sujet encore tabou du génocide perpétré en 1915 par le gouvernement Jeune-Turc. C’est une trilogie passionnante pour se plonger dans la vie d’un enfant du XXe siècle : ce jeune Arménien, ce Vanetsi (originaire de Van, Turquie) a traversé son temps, tour à tour victime de l’oppression turque et acteur de la résistance contre les Nazis.
Plus qu’un simple témoignage, cette biographie romancée, saluée en son temps par le Général de Gaulle, Raymond Aron et André Malraux, incite avant tout à la réflexion et se veut un appel à la conscience des hommes : « ceux qui ont vécu un génocide ne peuvent envisager d’être heureux » (Raymond Aron).

Victor Gardon est un Arménien originaire de la ville de Van (Turquie) où il naît le 25 mai 1903. Rescapé du génocide qui, de 1915 à 1917 cause l’extermination de 1 500 000 Arméniens, Victor Gardon s’exile et arrive à Paris le 1er janvier 1923. Il y travaille à la délégation diplomatique arménienne avant de réussir brillamment des études d’agriculture, de philosophie et d’ingénieur. Celui qui s’appelle encore Vahram Gakavian exerce alors divers métiers : il écrit notamment pour des journaux arméniens et travaille dans une imprimerie arménienne. Il y met sous presse son seul roman en arménien : Grains d’acier (1929) dont la couverture est l’œuvre de son ami le peintre Carzou.
En 1939, la guerre éclate : Victor Gardon est envoyé au front début avril 1940. Fait prisonnier, il reste deux ans en Allemagne d’où il s’évade en 1942 pour rejoindre Paris. Il organise la désertion massive de la Garnison Arménienne de la Wehrmacht à Mende et participe à la libération de Mende. Il devient Chef de l’État-major de liaison pour les ressortissants soviétiques. Il est honoré de la Croix de guerre avec Palme, Chevalier Légion d’Honneur.
En mars 1955, en raison des services rendus à la France, il obtient la légalisation de son nom de résistant : Victor Gardon. Il se met à l’écriture pour témoigner - en français - de sa vie prodigieuse et mouvementée : en 1959 son 1er roman, Le vert soleil de la vie, enthousiasme les lecteurs et la critique littéraire. Il est suivi du Chevalier à l’Emeraude (Stock), en 1961 et de l’Apocalypse écarlate (Calmann-Levy) en 1970. En 1963, Victor Gardon adapte la traduction du roman Vartananc (Stock) de Terenig Demirdjian. En avril 1961, la pièce radiophonique, les Charmes de Sémiramis, adaptée du roman Le vert Soleil de la vie, est diffusée sur France 3 (ORTF).
Victor Gardon est pressenti pour le Goncourt en 1959, ainsi que pour le Prix Charles Veillon (Suisse). Le chevalier à l’Émeraude fait partie de la sélection du Prix Femina en 1961.
Victor Gardon décède à Paris en janvier 1973.
1 030 pages
Format :
153 x 240 mm
EAN : 
9782234061262
Prix : 
35.00 €

L'auteur

Victor Gardon

Victor Gardon, Vahram Gakavian de son vrai nom, est né en 1903 à Van en Arménie, et est mort le 29 janvier 1973 à Paris. À partir de 1915, sa famille fuit les massacres turcs, expérience dont il tirera sa trilogie. En 1923, il quitte la Turquie pour la France. Fait prisonnier pendant la Seconde...
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