No présent

No présent
No présent
Auteur
Parution : 
26/09/2012
Collection : 
La Forêt

Rights sold to Spain (Periferica)

No Present begins with a hangover. It’s 1990, the narrator has just passed his baccalaureat and is puking up the 80s, a decade characterised by Margaret Thatcher and demonstrations, the stranglehold of the French stock exchange and François Mitterand’s election… while the media are starting to reverberate with the fall-out of economic warfare. He also has flashbacks of his childhood in a high-rise council estate in Vaulx-en-Velin with a mother who was among the student protestors in 1968 and who welcomed her lovers and her militant friends into their grim apartment. She insisted that her children gave an ideological explanation for their every decision, and claimed to regret not having abortions because she couldn’t know how badly the world would turn out.
What, then, can he do with his life now, against this background of violence and its dubious inheritance? Become a “wage slave”, choose terrorism or give up on any social status and take a leap in the dark?
Along with other disorientated youths from mediocre homes who have all decided they won’t “step into line”, the narrator sets up a collective, Tabula rasa, in the middle of the Croix-Rousse area of Lyon, squatting in a workshop where they each invent their own world with no limitations or responsibilities, a place that is meant to be devoted to creative work. But this artistic project descends into a massive joint-smoking session that Lionel Tran describes with chilling lucidity. The author gives us a gallery of impressively realistic portraits, not sparing us a single failing, a single neurosis afflicting each of his protagonists. The strikingly jumpy and haunted writing is the sort that leaves indelible images and, to the reader’s astonishment, it recreates the drowning of a generation not even aware of the tragic and comic energy radiating from them.
In this nihilistic environment,  the narrator forces himself to write every day, trying to tell the untellable, hovering on the brink of insanity, until – at the very last moment – he realises that the absolute he’s been trying to find doesn’t even exist. In order to extract himself from this destructive set-up, he bears witness to it, coining a post-punk-type dialect of panic and survival, and giving us a disturbing glimpse of a world that eats its own children alive.

Lionel Tran is an outsider. He has worked as an alternative journalist, and has written screenplays for what was referred to as the movement for independent strip cartoons. After working for a printing company and for a firm of building managers for sixteen years, he now runs writing workshops. He lives in Lyon.

No présent s’ouvre sur une gueule de bois. Nous sommes en 1990, le narrateur vient d’obtenir son bac et régurgite les années 80, marquées par Margaret Thatcher et Action directe, la dictature de la Bourse et l’élection de François Mitterrand, alors que les médias commencent à résonner du fracas de la guerre économique. Lui revient aussi en flash-back son enfance dans une HLM de Vaulx-en-Velin, avec une mère soixante-huitarde qui reçoit à la maison amants et militants, exige de ses enfants qu’ils justifient idéologiquement chacun de leurs choix, et leur dit regretter de ne pas s’être fait avorter, ignorant que le monde allait tourner si mal.
Dès lors, que faire de son existence dans ce contexte de violence et d’héritage brouillé ? Devenir « esclave dans le tertiaire », choisir le terrorisme ou renoncer à tout statut social et sauter dans le vide ?
Avec d’autres enfants déboussolés de la classe moyenne décidés à « ne pas entrer dans le rang », le narrateur crée un collectif, Tabula rasa, au coeur du quartier de la Croix-Rousse de Lyon, et squatte un atelier dans lequel chacun s’invente un monde sans entrave ni responsabilité, censé être dédié à la création. Mais le projet artistique se transforme en une vaste fumerie de joints que Lionel Tran met en scène avec une lucidité glaçante. C’est une galerie de portraits impressionnante de réalisme que dresse l’auteur, n’épargnant aucun des travers, aucune des névroses dont souffre chacun des protagonistes. L’écriture, nerveuse, habitée, percutante est de celle qui laisse des traces et des images indélébiles, et recrée sous les yeux sidérés du lecteur la noyade d’une génération qui n’a pas même conscience de la force tragique et comique qu’elle dégage.
Dans cet environnement nihiliste, le narrateur s’oblige à écrire quotidiennement, tente de raconter l’irracontable, approche la folie, avant de prendre conscience, in extremis, que l’absolu qu’il cherchait n’existe pas. Pour s’extraire de cet engrenage destructeur, il témoigne, invente une langue de l’urgence et de la survie aux accents post-punk et nous tend le miroir inquiétant d’un monde qui dévore ses enfants.
288 pages
Format :
137 x 215 mm
EAN : 
9782234073968
Prix : 
19.50 €

L'auteur

Lionel Tran

Tran
Lionel Tran est un outsider. Il a été journaliste alternatif, scénariste de ce qu’on a appelé le mouvement de bandes dessinées indépendantes. Après avoir travaillé en imprimerie et été agent d’entretien d’immeuble pendant seize ans, il anime aujourd’hui des ateliers d...