La bêtise s'améliore

La bêtise s'améliore
La bêtise s'améliore
Parution : 
19/09/2007
Collection : 
Essais - Documents

We have all noticed how many of the people whose intelligence we respect use their thinking abilities rather… stupidly. Did Camus not state that there are two forms of intelligence: the intelligent one and the stupid one? The latter generates the kind of standardized thinking that we find in evidence everywhere. Yet it is not easy to describe this phenomenon of contemporary conformity.
The aim of this essay is not to denounce, as is often done, stupidity in its widest form, but, rather, the opinion of informed people, those who have had the time to acquire knowledge and culture and yet remain the victims of narrow-mindedness and common prejudice.
In thirty six brief chapters, La bêtise s’améliore explores issues such as love, politics, the economy, language, desire, happiness… The essay takes the form of a three-way dialogue: Gulliver, the angry man, is the driving force of the reflection; his friend, the narrator, is indulgent and curious; and Clara, the narrator’s fiancée takes the philosophical debate towards questions of ethics.
There are no remedies to conformity; all we can do is to remain alert and La bêtise s’améliore can certainly contribute to keeping us aware of it by calling on our intellectual responsibility. First and foremost, this book is a celebration of intellectual freedom and a warning against the current threat of contemporary thought becoming ossified.

Belinda Cannone is a novelist and essay writer. She has published five novels and several essays including L’Écriture du désir, Calmann-Lévy, 2000 (awarded the Prix de l’essai de l’Académie Française 2001) and Le Sentiment d’imposture, Calmann-Lévy, 2005 (awarded the Grand Prix de l’essai de la Société des Gens de Lettres 2005).

Nous avons tous constaté que bien des gens dont nous respectons l’intelligence s’en servent… bêtement. Camus ne disait-il pas qu’il y a deux sortes d’intelligences, l’intelligence intelligente et l’intelligence bête ? Cette dernière produit une pensée uniformisée dont nous voyons les traces partout. Mais il n’est pas si facile de décrire ce phénomène de conformisme dans sa version actuelle. 
Il ne s’agit donc pas dans cet essai d’incriminer une nouvelle fois la sottise dans sa large existence mais l’opinion des gens éclairés, ceux qui, ayant le temps et les moyens de s’informer et de se cultiver, sont pourtant victimes du préjugé et du lieu commun, qu’ils contribuent à distiller dans l’opinion contemporaine. Paresse, réduction, relativisme, recours à des idées intelligentes mais périmées… : il faut comprendre les mécanismes de cette butée de l’esprit qui fait qu’une pensée sophistiquée et en apparence libre s’applique parfois mécaniquement. 
En 36 brefs chapitres, La bêtise s’améliore aborde l’amour, la politique, l’économie, l’art, la morale, l’école, la langue, le désir, le bonheur… Cet essai, dont un modèle pourrait être Le Neveu de Rameau de Diderot, met en scène le dialogue de trois personnages : Gulliver, l’homme en colère qui est le moteur de cette réflexion, son ami le narrateur, indulgent et curieux, et Clara, la fiancée du narrateur, qui tire plutôt la réflexion vers la philosophie morale. 
Il n’y a pas de remède au conformisme, il s’agit juste de se montrer toujours vigilant et La bêtise s’améliore veut y contribuer en étant un appel à la responsabilité intellectuelle. D’abord éloge de la liberté d’esprit, il aimerait nous mettre en garde contre la pétrification de la pensée qui nous menace à tout moment.
220 pages
Format :
120 x 200 mm
EAN : 
9782234059474
Prix : 
23.00 €

L'auteur

Belinda Cannone

Cannone
Belinda Cannone est romancière et essayiste. Elle a publié sept romans (le dernier, Nu intérieur, aux éditions de L’Olivier) et plusieurs essais dont L’Écriture du désir...