La Fabrique des mots

La Fabrique des mots
La Fabrique des mots
Auteur
Parution : 
24/04/2013
Collection : 
Hors collection littérature française

THE WORD FACTORY

 

“There are some stories that are declarations of war. Which is why I, Jeanne, said nothing. I thought it better to let time pass. I was little at the time, ten years and a few months old. But the time has come to talk.”

The terrible Nécrole has struck again. And the subject of this battle is… words. There are too many of them, far too many. His Excellency the very distinguished president for life wants to silence all the incurable talkers, all the poets and singers and storytellers, all the lovers who describe their passion so repetitively, all the journalists who make their revelations and – in his view – pollute the world with their noisy destructiveness; so he has drawn up a list entitled “Circular VIII.2012.3917” which supplies us with the thirty words that are now authorised for use.
For Mlle Laurencin and her 10-year-old pupils at the Simon Bolivar School the decision has been made, this means war.

During the course of this crusade over land and sea which soon encompasses the entire island, we find out how the law courts make good use of two brasseries with unusual specialities and what the Land of Tenderness tells us about love, we see that a classroom and a centre for military strategy are not that very different, and a former gold mine can hide something far more precious than the most precious of metals.
We meet all sorts of individuals and creatures, both friends and enemies of Jeanne’s; among them an Elegant Gentleman, three hooded young men, some firemen, a pike more realistic than a real fish, two old sisters who are as acerbic as they are erudite, a Mr. Henri and, at every turn, the manic Nécrole…

More than ten years after his declaration of love to grammar, Erik Orsenna’s only possible conclusion was to explore how words are made. Who makes them? Where do they come from? How do they work out their origins? Do we have the right to invent new ones? And, once again, Jeanne answers all these questions and relates her adventures in the mysterious word factory.



After La grammaire est une chanson douce (2001, translated into 12 languages), Les Chevaliers du subjonctif (2004), La Révolte des accents (2007) and Et si on dansait ? (2009), The Word Factory brings an end to Erik Orsenna’s stroll through the land of French grammar.

« Il y a des histoires qui sont des déclarations de guerre. Voilà pourquoi, moi, Jeanne, je me suis tue. J’ai préféré attendre que le temps passe. J’étais petite, à l’époque, dix ans et quelques mois. Mais l’heure est venue de parler. »

L’ignoble Nécrole a encore frappé. L’objet de sa bataille ? Les mots. Il y en a trop, beaucoup trop. Pour faire taire tous les incurables bavards, tous les poètes, tous les chanteurs, tous les raconteurs d’histoires, tous les amoureux qui disent et redisent leur flamme, tous les humiliés qui protestent, tous les journalistes qui révèlent et, trouve-t-il, polluent de leurs nuisances sonores jusqu’à la nuit, Son Excellence le très distingué Président à vie a édité une liste, pompeusement intitulée « Circulaire VIII.2012.3917 », celle des trente mots désormais autorisés. 
Pour Mlle Laurencin et les élèves de CM2 de l’école Simon-Bolivar, c’est décidé, la guerre est déclarée. 
Parmi les escales de cette croisade sur terre et sur mer bientôt suivie par l’île tout entière, on apprendra comment le Palais de justice fait les choux gras de deux brasseries aux drôles de spécialités et ce que le Pays de Tendre dit de l’amour, on découvrira qu’une salle de classe et un centre de stratégie militaire ne sont pas si éloignés et qu’une ancienne mine d’or peut renfermer bien plus précieux que le plus précieux des métaux. 
Amis ou ennemis de Jeanne, en campagne ou non contre l’ignorance, on croisera le chemin d’une petite foule d’êtres et de créatures, parmi lesquels un élégant, trois jeunes à capuches, des pompiers, un Capitan accablé et très prolixe en anecdotes, un brochet plus vrai que nature, deux vieilles soeurs aussi virulentes qu’érudites, un certain M. Henri et, toujours, la furie de Nécrole…

Plus de dix ans après sa première déclaration d’amour à la grammaire, Erik Orsenna ne pouvait conclure qu’en explorant la fabrique des mots. Qui les crée ? D’où viennent-ils ? Comment combinent-ils leurs origines ? A-t-on le droit d’en inventer de nouveaux ? Si l’anglais domine toutes les autres langues, nos mots à nous seront-ils réduits à l’esclavage ? À toutes ces questions, Jeanne répond, une fois de plus, et raconte ses aventures au sein de cette mystérieuse fabrique.

144 pages
Format :
135 x 215 mm
EAN : 
9782234074200
Prix : 
15.00 €

L'auteur

Erik Orsenna

Orsenna
Écrivain conteur, prix Goncourt et prix Goncourt des lycéens pour L’Exposition coloniale, Erik Orsenna a publié à l’été 2017 La Fontaine, une école buissonnière,...
Voyage au pays des bibliothèques
La Fontaine Une école buissonnière
L'origine de nos amours
Mali, ô Mali
Sur la route du papier
Princesse Histamine
L'entreprise des Indes
Coffret La grammaire 4 tomes
Et si on dansait ?
Quels espaces pour demain ?
La chanson de Charles Quint
La révolte des accents
Salut au Grand Sud
La Grammaire est une chanson douce -  Les chevaliers du subjonctif (coffret)
Dernières nouvelles des oiseaux
Les Chevaliers du Subjonctif
La grammaire est une chanson douce
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Crapoussin et Niguedouille, la belle histoire des mots endormis
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