« Je tiens une rubrique dans le journal libanais L’Orient- Le Jour. Je raconte le quotidien des habitants, les difficultés, les échappatoires et les petites choses qui continuent d’exister malgré la guerre.
La prostituée en a assez. Le bronzeur, le pêcheur, ma mère, leur mère, les enfants, le retraité, la femme au foyer, le primeur, le coiffeur, le boucher, la boulangère, la pharmacienne, le médecin, l’avocate, la journaliste, la photographe, le libraire, on en a tous assez de la guerre, mais il faut vivre avec, ne pas mourir pendant, jongler entre l’un et l’autre, avec un drone, deux drones, trois drones constamment au-dessus de nos têtes.
Tandis que la mort rôde tout autour de nous, la vie continue, mais comment ? Est-ce qu’on rit encore ? Est-ce qu’on fume ? Est-ce qu’on boit ? Est-ce qu’on fait l’amour ? Est-ce qu’on écoute de la musique ? Est-ce qu’on danse ? »
Au fil de quarante chroniques rédigées de mars à juillet 2026 et illustrées par Charles Berberian, Sabyl Ghoussoub donne voix à ces femmes et ces hommes d’ordinaire invisibles qui s’attachent à vivre, envers et contre tout.
La prostituée en a assez. Le bronzeur, le pêcheur, ma mère, leur mère, les enfants, le retraité, la femme au foyer, le primeur, le coiffeur, le boucher, la boulangère, la pharmacienne, le médecin, l’avocate, la journaliste, la photographe, le libraire, on en a tous assez de la guerre, mais il faut vivre avec, ne pas mourir pendant, jongler entre l’un et l’autre, avec un drone, deux drones, trois drones constamment au-dessus de nos têtes.
Tandis que la mort rôde tout autour de nous, la vie continue, mais comment ? Est-ce qu’on rit encore ? Est-ce qu’on fume ? Est-ce qu’on boit ? Est-ce qu’on fait l’amour ? Est-ce qu’on écoute de la musique ? Est-ce qu’on danse ? »
Au fil de quarante chroniques rédigées de mars à juillet 2026 et illustrées par Charles Berberian, Sabyl Ghoussoub donne voix à ces femmes et ces hommes d’ordinaire invisibles qui s’attachent à vivre, envers et contre tout.

